Interview de la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, au quotidien Yomiuri

Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, revient le 6 septembre dans une interview au quotidien japonais Yomiuri sur la tenue de la 21e Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) qui se tiendra à Paris à compter de la fin du mois de novembre.

Ségolène Royal, ministre de l'Écologie - JPEG

COP21 - "Un accord contraignant est possible"
La ministre de l’Ecologie s’exprime sur les objectifs de réduction des émissions de GES

(Paris, Honma Keiichi) - La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a accordé une interview au Yomiuri Shimbun le 2 septembre. Mme Royal a déclaré, concernant la tenue à Paris de la 21e conférence des parties à la CCNUCC (COP21) qu’il serait possible de parvenir à l’adoption d’un programme d’action ambitieux, estimant ainsi qu’un accord fortement contraignant était réalisable.

Mme Royal représentera la France lors de la conférence, qui en tant que pays hôte, aura pour mission de travailler à un accord de tous les pays.

Mme Royal, tout en se félicitant des engagements présentés aux Nations Unies par les différents pays en matière de réduction des émissions de GES, rappelle que ces engagements devront être tenus. Alors qu’on pointe souvent du doigts les divergences d’année de référence, la ministre se montre plus conciliante : "Ce qui importe avant toute chose, c’est que chaque pays adopte un objectif volontariste".

L’un des points focaux de la conférence sera la capacité à obtenir un cadre contraignant pour les pays en voie de développement. La ministre confirme cette nécessité de parvenir à un cadre légal qui inclue tous les pays, y compris les PED : "Au-delà de l’accord, il faut que tous les pays participent à l’effort de réduction des émissions de GES".

Concernant l’objectif de réduction de 26 % d’ici 2030 par rapport à 2013 présenté par le Japon, la ministre se félicite de ce programme qu’elle juge concret et précis mais espère qu’il pourra être revu à la hausse à l’avenir. Elle estime enfin que les efforts de réduction des émissions par la Chine ne pourront que lui être profitables en termes d’emploi, de croissance, ou de sciences et technologies.

dernière modification le 11/09/2015

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