Entretien de M. Jean-Marc Ayrault avec l’AFP à son arrivée à l’aéroport

Hiroshima, 10 avril 2016

Q - C’est la première visite d’un ministre des affaires étrangères français à Hiroshima, c’est un jour historique ?

R - C’est un moment très fort sur le plan politique et symbolique, ici à Hiroshima. C’est aussi la circonscription de Fumio Kishida, le ministre des affaires étrangères que j’ai eu l’occasion de rencontrer à Paris. Nous avons eu un dîner de travail au cours duquel nous avons beaucoup échangé sur tous les thèmes qui sont à l’ordre du jour de ce G7, préparatoire au G7 des chefs d’État et de gouvernement à la fin du mois de mai. Et nous allons, bien sûr, aborder la question de la paix, du désarmement nucléaire et celle du terrorisme.

Avec les ministres du G7, nous aborderons évidemment toutes les situations de crise : la Syrie, la Libye et puis, ici, dans cette région, les menaces de la Corée du Nord.

Donc c’est un lieu à la fois symbolique et porteur d’ambition pour l’avenir, c’est-à-dire d’un monde sans arme nucléaire, d’un monde de paix, de sécurité et de solidarité. Donc on voit le chemin qui est devant nous, les efforts qu’il faut faire, d’où l’importance de cette réunion ici à Hiroshima.

Q - Concernant le terrorisme, est-ce qu’on peut attendre des annonces concrètes notamment sur le financement ?

R - Oui, la lutte contre le financement du terrorisme, c’est un sujet qui est d’actualité et qui va être discuté. Nous allons aussi échanger, c’est l’intérêt de ce format G7 avec un côté assez informel qui permet d’aller au fond des choses sur des points comme la situation en Syrie, les causes du terrorisme, et là il y a beaucoup à faire.

Quant au financement du terrorisme, il est évident que tout ce qui peut contribuer à lutter contre l’argent dissimulé, l’argent qui échappe aux contrôles, notamment fiscaux, c’est aussi une manière de lutter contre le terrorisme.

Q - Un petit mot sur le refus des visas par l’Algérie concernant certains journalistes ?

R - C’est toujours pour nous un drame de voir que des atteintes peuvent être portées à la liberté de la presse. Je crois que cela a été rappelé par le Premier ministre. Il est important d’échanger aussi avec l’Algérie, avec laquelle nous avons un accord de grande qualité et qu’il faut développer. Alors, il y a parfois des divergences, là il y en a, mais il y a aussi la nécessité de trouver des solutions.

dernière modification le 14/04/2016

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